Bordeaux ça va ? Montpellier ça va ? Paris ça va ? Santiago ça va ?
Africa Prrréésèntééé.
Imaginez un bon vieux Toyota HJ61 presque majeur, 17 ans, l’âge de tous les possibles, 190 000 kms au compteur - dit-il - mais comment savoir ? Combien de fois le tour de la terre ?
Direction le pays Samo : Tougan. Nord-Nord-Ouest. La Falaise de Bandiagara et le Pays Dogon ne sont pas loin. On met Lucky Dube plein pot (Peace mon frère, Paix à ton âme) et on s’accroche. La piste est mauvaise, 11O kms depuis Yako qui se mérite. Ca secoue comme le cul des congolaises qui dansent le « Dumbolo ». A la place du mort : Bouba qui n’a pas peur de la mort et qui lui, ne s’en remet toujours pas de celle de Lucky le Zoulou.
Le pays Samo c’est un peu comme chez lui mais pas vraiment. Une femme dans chaque village comme d’autres dans chaque port.
Au bout de deux bonnes heures, peut être plus, on arrive enfin. Le magnifique gris anthracite du HJ61, beau comme un ciel d’hiver sous le 45 parallèle, n’a pas survécu à la poussière, c’est elle qui a gagné. Elle gagnera toujours, aussi sûr que nous redeviendrons poussière.
Nous, on n’est pas là pour rigoler. On a de l’ébène à ramener en ville. C’est que Bouba, sculpteur de son état, a des commandes, Monsieur ! Alors on s’enfonce dans la brousse, traversons des villages si paumés qu’on les croirait millénaires, accrochant à nos trousses des nuées d’enfants s’époumonant aux cris des Toubabou, Toubabou…rendant à leurs mamans autant que faire ce peu, leurs sourires dévastateurs.
Jésus ferait son come-back qu’il ne recevrait pas meilleur accueil ! Come-back Jesus !
Une fois arrivé sur zone, la vraie, pas un troquet, rien, il faut charger le diamant noir sur le toit en évitant de fortes peu sympathiques vipères. Et après moultes palabres, penser enfin à béqueter comme le dirait si bien Lino. Au menu : barbecue de pintades.
Au réveil de la sieste à l’ombre d’un manguier, avisant des pêcheurs de macharons, on se dit qu’une petite partie de pêche, ça nous laissera le temps de réfléchir aux impôts, au conflit Israélo-palestinien ou encore au système international dans le monde post 11 septembre. Et du temps on en a, ça tombe bien ! Alors zou…
La pêche ne fut pas miraculeuse, mais ça n’a pas d’importance, on n’attendait pas de miracles, on n’attendait rien d’ailleurs. Sur la route du retour, une cassette piratée de Salif Keita nous faisait partager un peu du mystère de son royaume mandingue, le cinémascope en moins, et Bouba s’endormait heureux comme un Prince d’emporter son ébène à Ouaga. Mission accomplie.
Sur ce, la bise, et n’oubliez pas : une parole méchante sort le pénis du vagin (proverbe rwandais). A bon entendeur, Salut !
Théo
Africa Prrréésèntééé.
Imaginez un bon vieux Toyota HJ61 presque majeur, 17 ans, l’âge de tous les possibles, 190 000 kms au compteur - dit-il - mais comment savoir ? Combien de fois le tour de la terre ?
Direction le pays Samo : Tougan. Nord-Nord-Ouest. La Falaise de Bandiagara et le Pays Dogon ne sont pas loin. On met Lucky Dube plein pot (Peace mon frère, Paix à ton âme) et on s’accroche. La piste est mauvaise, 11O kms depuis Yako qui se mérite. Ca secoue comme le cul des congolaises qui dansent le « Dumbolo ». A la place du mort : Bouba qui n’a pas peur de la mort et qui lui, ne s’en remet toujours pas de celle de Lucky le Zoulou.
Le pays Samo c’est un peu comme chez lui mais pas vraiment. Une femme dans chaque village comme d’autres dans chaque port.
Au bout de deux bonnes heures, peut être plus, on arrive enfin. Le magnifique gris anthracite du HJ61, beau comme un ciel d’hiver sous le 45 parallèle, n’a pas survécu à la poussière, c’est elle qui a gagné. Elle gagnera toujours, aussi sûr que nous redeviendrons poussière.
Nous, on n’est pas là pour rigoler. On a de l’ébène à ramener en ville. C’est que Bouba, sculpteur de son état, a des commandes, Monsieur ! Alors on s’enfonce dans la brousse, traversons des villages si paumés qu’on les croirait millénaires, accrochant à nos trousses des nuées d’enfants s’époumonant aux cris des Toubabou, Toubabou…rendant à leurs mamans autant que faire ce peu, leurs sourires dévastateurs.
Jésus ferait son come-back qu’il ne recevrait pas meilleur accueil ! Come-back Jesus !
Une fois arrivé sur zone, la vraie, pas un troquet, rien, il faut charger le diamant noir sur le toit en évitant de fortes peu sympathiques vipères. Et après moultes palabres, penser enfin à béqueter comme le dirait si bien Lino. Au menu : barbecue de pintades.
Au réveil de la sieste à l’ombre d’un manguier, avisant des pêcheurs de macharons, on se dit qu’une petite partie de pêche, ça nous laissera le temps de réfléchir aux impôts, au conflit Israélo-palestinien ou encore au système international dans le monde post 11 septembre. Et du temps on en a, ça tombe bien ! Alors zou…
La pêche ne fut pas miraculeuse, mais ça n’a pas d’importance, on n’attendait pas de miracles, on n’attendait rien d’ailleurs. Sur la route du retour, une cassette piratée de Salif Keita nous faisait partager un peu du mystère de son royaume mandingue, le cinémascope en moins, et Bouba s’endormait heureux comme un Prince d’emporter son ébène à Ouaga. Mission accomplie.
Sur ce, la bise, et n’oubliez pas : une parole méchante sort le pénis du vagin (proverbe rwandais). A bon entendeur, Salut !
Théo
2 commentaires:
On t'aime Théo
merci tio pour les images (ça fait rêver) et pour les mots ( un pur voyage pour le simple lecteur que je suis).
Cela me donne tellement envie de venir te voir.
Le pénis est toujours à l'intérieur. Espérons que ça dure.
Gros bisous à tous
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