mardi, juin 05, 2007

Comme un avion sans ailes



Ougadougou, 5 juin 2007, 11h24. Temps clair, ciel bleu, légèrement voilé, vent de sud-ouest, un petit 34°. On est là!
Ce matin j'ai volé, et là tout de suite, arrivé au boulot depuis 10h seulement, j'ai encore du mal à attérir! Plaisir de riche et d'égoiste il faut bien le dire. Après, il s'agit juste de se débrouiller avec sa mauvaise conscience. J'y arrive à peu près, ça dépend des jours.
Tout ça pour dire que se lever à 6h du mat, se préparer un bon café, le boire, une petite clope (demain j'arrête!), se doucher, faire un bisous à sa femme, démarrer sa moto au kick, foncer vers l'aéroport, faire le tour du petit Cessna 150 XTA Roméo Papa, faire les vérifs d'usage, et la check list terminée, demander l'autorisation de décoller à la tour, puis s'envoler dans le ciel africain... et ben... comment dire?... c'est pas mal!
Quand on attérit, on a encore la tête dans les nuages et l'envie d'y retourner, arrêter le temps, survoler la brousse encore un peu où tout parait petit là-bas en bas...
Etre patient.
Vendredi, on remet ça. Plaisir de riche et d'égoiste je vous dis!
Je vous laisse.
Une grosse bise à tous.


P.S: Charly, j'aime beaucoup La Huelga, on entend tomber la pluie derrière les fenêtres d'un bar de marins de Valparaiso, ça sent la laine mouillée, la bière et le tabac, des épaules qui se touchent!

Amicalement,

Ton producteur!



P.S2: Le proverbe du jour: "Si ton père prend soin de toi jusqu'à ce que tes dents poussent, prends soin de lui jusqu'à ce que les siennes tombent..."